Le polystyrène sous les planchers, c'est de doute façon pas terrible pour la sécurité (une fois retourné, ton bateau fait tortue avec un effet ventouse sur l'eau). Donc de ce point de vue, tu as raison, c'est mieux.sly a écrit :Bof, dans un double fond de dériveur, que l'on mette du polystyrène ou un ballast à eau, ça prend pas beaucoup plus de place...
MAIS. Tu le mets où ton polystyrène ? Tu prends ton dériveur léger en mer sans réserves de flottabilité ? Oublie la question du polystyrène, le ballast liquide ça empiète sur l'espace pour les jambes de l'équipage. Pour un gain modéré en poids (et donc de stabilité), on a une perte maximale en volume habitable.
Le point l'Alien (et le mien) est simplement de dire qu'il existe d'autres compromis, souvent préférables. Par exemple, comme ça se faisait beaucoup en Normandie, des compartiments au fond de la coque où l'on entrepose des galets (en comptant le vide entre les galets, on arrive facile à une densité de 2-3). Ou alors des lingots de plomb que l'on transporte dans le coffre de la voiture. Ou alors une ou deux batteries bien lourdes pour alimenter un petit moteur électrique les jours sans vent. Ou alors moins de lest, mais placé beaucoup plus bas (au bout de la dérive). Regardez les plans de F. Vivier, et vous trouverez le plus souvent les ballasts liquides associés à une dérive métallique.
La réponse à la question de Thierry se trouve dans sa question. S'il y a effectivement peu de bateaux ayant fait le choix construction légère + tout ballast, c'est que c'est un choix...globalement moins performant que d'autres. Si je reprends juste et uniquement l'idée du plomb, dans l'exemple de Thierry, on gagne 90 litres d'espace habitable.


