Début juin, je l'avais sorti de l'atelier avec l'aide d'un copain et nous l'avions gréé.Sur la photo nous n'avions pas encore mis le bout-dehors et le foc. Mais on voit le petit tape-cul taillé par Padélis.
Rien à dire : tout était prêt pour la mise à l'eau.
Sans conviction, je l'avais envoyé sur son corps-mort début juillet.
Je dis sans conviction, car le sable était parti pendant l'hiver et il ne restaient que des cailloux et un banc de roche.
Au bout de quatre jours, ce que je craignais s'est produit : les vis de la bande molle et le puits de dérive ont bougé.
Résultat : 15 litres d'eau à chaque marée.
Pas possible : retour à l'atelier.
J'ai cassé tout ce que j'avais fait pendant l'hiver, pour pouvoir découper le puits d'origine (en polyester) et j'ai nettoyé la coque pour préparer un nouveau puits (en cp cette fois). Et j'ai rebouché le tout (toujours en cp). Comme je voulais quand même naviguer pendant l'été, j'ai remis en service mon petit coble (voile-avirons).
Comme il était sur le parking à bateaux, il fallait le descendre et le remonter à chaque sortie.
Mais ce n'était qu'un petit inconvénient car, attirés par l'esthétique du bateau, j'ai toujours trouvé des passants prêts à m'aider (pour la remontée).
Finalement, j'ai redécouvert les avantages du "voile-avirons sur le parking à bateau" (j'ai rajeuni de 30 ans !
Que faire donc du bateau qui nous intéresse ?
Et bien ce sera un "bateau de rivière" à moteur, d'une esthétique qui se rapprochera (vaguement !) des petits vapeurs du début du XX ème siècle.
Une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps.
J'ai donc rebouché le puits de dérive (tout neuf !) et passé un petit coup d'antifouling très dilué pour me donner du cœur à l'ouvrage. Voilà, la suite au prochain épisode.

