Cette question rejoint un sujet déjà évoqué il y a peu .
Il y a deux aspects : le réglementaire et le pratique .
Du point de vue réglementaire, on doit respecter la division 240 qui renvoie à la norme ISO 12217 .
Pour commencer :
NF EN ISO 12217-3
Petits navires — Évaluation de la stabilité
et de la flottabilité et catégorisation — Partie 3 : Bateaux
d'une longueur de coque inférieure à 6 m
citation
La présente partie de l'ISO 12217 exclut
les jouets aquatiques,
les canoës, kayaks, ou autres bateaux ayant un bau inférieur à 1,1 m,
les bateaux gonflables et semi-rigides jusqu'à 8 m couverts par l'ISO 6185,
les scooters de mer couverts par l’ISO 13590,
les hydrofoils et hovercrafts lorsqu'ils opèrent en mode de sustentation dynamique, et
les submersibles.
fin de citation
Là au moins le problème est simplifié !
citation : division 240, article 240 2.09
VII. De manière alternative aux dispositions des autres paragraphes du présent article, les navires exclusivement
propulsés par l’énergie humaine et les navires à sustentation comportent une ou plusieurs réserves de flottabilité
leur permettant de flotter en cas d’envahissement, lorsqu’ils sont utilisés avec la charge maximale admissible,
conformément à leur catégorie de conception. Cette flottabilité est vérifiée en eau douce, et par vent et hauteur
de vague nuls, en remplissant complètement l’embarcation d’eau, puis en la chargeant de gueuses de fer, ou de
matériau plein de densité équivalente, à raison de 15 kg par personne pouvant être embarquée et 1,5 kg simulant
le matériel d’armement et de sécurité. Les gueuses se trouvent, lors de l’essai, aux emplacements des masses
qu’elles simulent. En aucun cas, après envahissement, la partie la plus haute de la structure n’émerge de moins
de 2 cm. De plus, les stabilités transversale et longitudinale restent positives.
Ce n'est pas très compliqué !
En pratique, après un chavirage, il faut :
1 - pouvoir retourner la coque à l'endroit si elle est retournée
si elle trop haute sur l'eau ou trop stable à l'envers, cela peut s'avérer difficile . Donc il vaut mieux éviter des volumes latéraux trop importants et trop hauts placés .
2 - qu'un équipier puisse monter à bord de la coque à l'endroit .
Là tout est dans le coup de rein et le rouler-bouler ! Il faut un plat bord ou un liston bien arrondi, sans aspérités pour ne pas se blesser et avoir de la prise . Quelques litres sous le plat bord, au bau max pourront contribuer à la stabilité transversale de la coque remplie d'eau .
3 - une fois l'équipier à bord, il va s'installer au milieu, à genoux pour vider . Et à ce moment, il est bien que la coque ait une assiette à peu près horizontale et que le franc bord émerge de 5 à 10 cm pour éviter qu'elle ne se remplisse au fur et à mesure .
Cela implique des volumes symétriques (av/ar) dont la partie
immergée corresponde au poids d'un équipier .
Pour conclure je mettrais :
- 50 à 60 litres à l'avant et à l'arrière de façon à ce que immergés aux 2/3 il en reste 30 à 40 . Caissons, bidons, gonflables ...
- 10 à 20 litres au milieu . Cela peut être, par exemple, des boudins de mousse souple transfilés au plat bord ou un bloc de mousse sous une banquette .
Et penser à attacher l'écope avec une ficelle assez longue
PS : pendant des siècles on a fait du canoë sans se préoccuper de volumes de flottabilité . Les temps changent
