Mise à l'eau d'un petit quillard
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Mise à l'eau d'un petit quillard
Bonjour à tous,
Pour un programme de voilier à la journée de 5,5m aisément transportable, la réponse évidente est le dériveur, éventuellement lesté.
En allant sur le site Mecanorem, j'ai vu une remorque à rouleaux pour petits quillards. Est-il possible de mettre à l'eau un quillard de 50cm (environ) de tirant d'eau depuis une rampe ? Je suis très sceptique, mais je me dis que si je peux m'affranchir d'un puits de dérive au centre du cockpit, ça vaut la peine d'y réfléchir.
Des avis éclairés ?
Pour un programme de voilier à la journée de 5,5m aisément transportable, la réponse évidente est le dériveur, éventuellement lesté.
En allant sur le site Mecanorem, j'ai vu une remorque à rouleaux pour petits quillards. Est-il possible de mettre à l'eau un quillard de 50cm (environ) de tirant d'eau depuis une rampe ? Je suis très sceptique, mais je me dis que si je peux m'affranchir d'un puits de dérive au centre du cockpit, ça vaut la peine d'y réfléchir.
Des avis éclairés ?
- pilotedebord
- Chef de bord

- Messages : 3672
- Enregistré le : 25 nov. 2007 12:38
- Localisation : loire-atlantique
bonjour,
un corsaire, c'est combien de tirant d'eau ? parce que je sais qu'il y en a qui le font à partir d'une rampe et d'une remorque adaptée.
Ça doit pouvoir le faire pour ton programme.
Mais faut bien calculer, avoir des rouleaux plutôt que des patins, avoir éventuellement une remorque cassante (c'est plus facile pour la sortie d'eau car les premiers rouleaux guident l'étrave dans l'axe). Selon la forme de l'étrave on peut s'en affranchir.
le bien est de demander à ton fournisseur s'il a une remorque adaptable à ton bateau, plan à l'appui.
Le mieux est d'en avoir une sous la main et de faire des essais.
Personnellement j'ai failli me faire avoir malgré les calculs effectués "à vue de nez" et même après avoir reçu les plans informatisés et avoir tout modélisé sur ordinateur.
A+
François
un corsaire, c'est combien de tirant d'eau ? parce que je sais qu'il y en a qui le font à partir d'une rampe et d'une remorque adaptée.
Ça doit pouvoir le faire pour ton programme.
Mais faut bien calculer, avoir des rouleaux plutôt que des patins, avoir éventuellement une remorque cassante (c'est plus facile pour la sortie d'eau car les premiers rouleaux guident l'étrave dans l'axe). Selon la forme de l'étrave on peut s'en affranchir.
le bien est de demander à ton fournisseur s'il a une remorque adaptable à ton bateau, plan à l'appui.
Le mieux est d'en avoir une sous la main et de faire des essais.
Personnellement j'ai failli me faire avoir malgré les calculs effectués "à vue de nez" et même après avoir reçu les plans informatisés et avoir tout modélisé sur ordinateur.
A+
François
c'est en faisant qu'on devient faisou
Bonjour,
un Corsaire cale 0.55 dérive haute ( 1m basse ). La mise à l'eau ne pose pas de problème avec un modèle à timon cassant.
La semelle du lest est assez longue pour bien reposer sur le train de rouleaux et çela se passe plutôt bien.
Ma Cavale cale 0.75 dérive haute ( même architecture de lest, Herbulot oblige !) Le revendeur Sunway semblait vraiment sceptique pour la mettre a l'eau sauf à faire tremper copieusement roues et roulements...


un Corsaire cale 0.55 dérive haute ( 1m basse ). La mise à l'eau ne pose pas de problème avec un modèle à timon cassant.
La semelle du lest est assez longue pour bien reposer sur le train de rouleaux et çela se passe plutôt bien.
Ma Cavale cale 0.75 dérive haute ( même architecture de lest, Herbulot oblige !) Le revendeur Sunway semblait vraiment sceptique pour la mettre a l'eau sauf à faire tremper copieusement roues et roulements...


Merci pour vos réponses.
J'ai effectivement écumé le Net sur la mise à l'eau des micro et autres Corsaire. Sunway commercialise une remorque spécialement adaptée, timon cassant et chemin de rouleaux abaissé pour recevoir le lest du Corsaire. Donc, j'ai la réponse à ma question : à condition de rester dans les 50-55cm de tirant d'eau et de concevoir une sole de quille bien plate et sans décrochement, ça devrait le faire.
Mais toute bonne question en amenant une autre, maintenant c'est sur la quille elle-même que je m'interroge. Tous les modèles de petits quillards que j'ai vus ont aussi une dérive. Il semblerait que 50-55cm de profondeur ne soit pas suffisant pour le plan de dérive, quelle que soit la longueur de la quille ? Si c'est le cas, j'abandonne l'idée, car le besoin premier était de se débarrasser de la dérive et de son puits...
J'ai effectivement écumé le Net sur la mise à l'eau des micro et autres Corsaire. Sunway commercialise une remorque spécialement adaptée, timon cassant et chemin de rouleaux abaissé pour recevoir le lest du Corsaire. Donc, j'ai la réponse à ma question : à condition de rester dans les 50-55cm de tirant d'eau et de concevoir une sole de quille bien plate et sans décrochement, ça devrait le faire.
Mais toute bonne question en amenant une autre, maintenant c'est sur la quille elle-même que je m'interroge. Tous les modèles de petits quillards que j'ai vus ont aussi une dérive. Il semblerait que 50-55cm de profondeur ne soit pas suffisant pour le plan de dérive, quelle que soit la longueur de la quille ? Si c'est le cas, j'abandonne l'idée, car le besoin premier était de se débarrasser de la dérive et de son puits...
Les lests à dérive de type Corsaire n'empiètent pas trop sur les aménagements intèrieurs. Rien ne dépasse dans la cabine, tout se trouve sous le cockpit.
Place gagnée certes mais lorsque l'on se décide a refaire le puits de dérive l'accéssibilité est problématique. Passer un coup de pinceau lors du carénage sur les joues internes du puit sans déposer la dérive est impossible, résultat : Travail sans cesse repoussé... Pourriture assurée !
Sinon mécanisme simplissime et costaud.
Etap commercialise un système de quille tandem. Leur 21i ainsi équipé cale tout de même 70cm.


Passer à 18 pieds devrait encore faire baisser cette valeur.
Maintenant calculer et se fabriquer ça en amateur sans être, au moins Béninois me laisse songeur...
Place gagnée certes mais lorsque l'on se décide a refaire le puits de dérive l'accéssibilité est problématique. Passer un coup de pinceau lors du carénage sur les joues internes du puit sans déposer la dérive est impossible, résultat : Travail sans cesse repoussé... Pourriture assurée !
Sinon mécanisme simplissime et costaud.
Etap commercialise un système de quille tandem. Leur 21i ainsi équipé cale tout de même 70cm.


Passer à 18 pieds devrait encore faire baisser cette valeur.
Maintenant calculer et se fabriquer ça en amateur sans être, au moins Béninois me laisse songeur...
Tupa, tu as mis dans le mille. Toute ma réflexion est partie de la construction que j'ai commencée de ma dérive lestée et du puits qui va autour. Alors que je collais les pièces, j'ai pris conscience des contraintes mécaniques massives qui s'exerçaient à cet endroit (quand on abaisse le puits, on augmente les efforts au carré). Super contraintes mécaniques + accessibilité réduite = aïeaïeaïe. C'est évidemment jouable (d'autres l'ont fait), mais bonjour le nid à enquiquinements le jour où quelque chose va de travers (c'est le talonnage latéral qui me fait le plus peur). Bref, en bon ingénieur, je me suis dit que si je pouvais éviter toute pièce mobile et toute concavité, il fallait le faire. Surtout que dans mon programme on manipule constamment le bateau (mise à l'eau et remontée à chaque sortie), donc il souffre.
Un compromis serait peut-être une quille lestée de 30 cm environ (amenant le tirant d'eau à 50cm) et une simple dérive sabre de 1,5m, "martyre" en cas de talonnage ? Il reste de la concavité, mais un puits de dérive sabre est plus petit et plus simple à entretenir que celui d'une dérive pivotante.
Un compromis serait peut-être une quille lestée de 30 cm environ (amenant le tirant d'eau à 50cm) et une simple dérive sabre de 1,5m, "martyre" en cas de talonnage ? Il reste de la concavité, mais un puits de dérive sabre est plus petit et plus simple à entretenir que celui d'une dérive pivotante.
- alien
- Contre-Amiral
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- Enregistré le : 17 oct. 2005 16:36
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je ne crois pas qu'une dérive sabre soit compatible avec le rase cailloux .
Même avec un dérive "fusible", une crash box est indispensable et ce n'est pas vraiment une simplification .
On peut difficilement comparer le très rudimentaire système lest en fonte et dérive en tôle avec quelque chose de plus élaboré associant bois, plomb, inox et matériaux composites .
On peut même imaginer une dérive angulable !
Imaginer une arrivée sur une plage au vent arrière .
Même avec un dérive "fusible", une crash box est indispensable et ce n'est pas vraiment une simplification .
On peut difficilement comparer le très rudimentaire système lest en fonte et dérive en tôle avec quelque chose de plus élaboré associant bois, plomb, inox et matériaux composites .
On peut même imaginer une dérive angulable !
Imaginer une arrivée sur une plage au vent arrière .
des solutions simples pour se compliquer la vie
Tupa : si son seul mérite est d'être martyrisée, ce n'est pas "sainte" dérive, mais "bienheureuse". (Comme quoi la religion porte les fondements du masochisme, mais je m'égare...
)
Alien : l'arrivée vent arrière sur une plage est hors programme. D'abord parce que j'ai passé l'âge. Ensuite, à cause de la quille. Donc échouage raisonné, béquilles, etc.
Quand on est vraiment près des cailloux, l'allure est réduite, on gite peu, la dérive est relevée. Le vrai risque est à mon sens l'oubli, dans la configuration précédente et, plus encore, à la fin de la journée lorsqu'on s'approche de la cale.
Je me dis que le puits de dérive étroit (environ 50cmx2cm), enserré dans une quille de 30cm de composite bois dur / plomb / epoxy n'aura pas grand-chose à craindre d'une dérive légère. On fait comme pour les dériveurs légers : un puits un peu plus long que la largeur de dérive, une forme évasée vers le bas et un sandow costaud pour plaquer la dérive contre la paroi avant du puits. Si ça racle légèrement, c'est le sandow qui rappelle à l'ordre. Si ça racle sévère, la dérive morfle.
Je pense qu'avec cette configuration, la dérive pourra être vraiment légère. Sauf aux grands angles de gite, le gros de l'effort sera pris par la quille (surface très supérieure à celle de la dérive).
A mon avis (calculs à suivre), le problème vient surtout du positionnement plus élevé du lest et de la perte de moment de redressement qui en découle.
Alien : l'arrivée vent arrière sur une plage est hors programme. D'abord parce que j'ai passé l'âge. Ensuite, à cause de la quille. Donc échouage raisonné, béquilles, etc.
Quand on est vraiment près des cailloux, l'allure est réduite, on gite peu, la dérive est relevée. Le vrai risque est à mon sens l'oubli, dans la configuration précédente et, plus encore, à la fin de la journée lorsqu'on s'approche de la cale.
Je me dis que le puits de dérive étroit (environ 50cmx2cm), enserré dans une quille de 30cm de composite bois dur / plomb / epoxy n'aura pas grand-chose à craindre d'une dérive légère. On fait comme pour les dériveurs légers : un puits un peu plus long que la largeur de dérive, une forme évasée vers le bas et un sandow costaud pour plaquer la dérive contre la paroi avant du puits. Si ça racle légèrement, c'est le sandow qui rappelle à l'ordre. Si ça racle sévère, la dérive morfle.
Je pense qu'avec cette configuration, la dérive pourra être vraiment légère. Sauf aux grands angles de gite, le gros de l'effort sera pris par la quille (surface très supérieure à celle de la dérive).
A mon avis (calculs à suivre), le problème vient surtout du positionnement plus élevé du lest et de la perte de moment de redressement qui en découle.
J'ai plus souvent observé de "malheureuses" dérives rabotées que des "bienheureuses" de surcroit masos. 
Des malheureuses, on en croise souvent dans les eaux du Golfe qu'affectionne le commandeur.
On touche fatalement un jour ou l'autre et là ta bienheureuse a toute les chances de rejoindre les canonisées.
Des malheureuses, on en croise souvent dans les eaux du Golfe qu'affectionne le commandeur.
On touche fatalement un jour ou l'autre et là ta bienheureuse a toute les chances de rejoindre les canonisées.
- wedell
- Contre-Amiral
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- Enregistré le : 02 oct. 2006 17:44
- Localisation : Floirac Charente Maritime
En fait, c'est un peu les mêmes désirs que Vinaphap dans un post précedent.
Et pourquoi pas une quille longue et fixe? Pas très moderne comme idée et sûrement pas au top des performances mais d'un autre côté un lest bien placé, échouant sans risque et une barre qu'on peut lacher pour enfiler un pull sans que le bateau vire dans la seconde.
Un truc comme ça pour la coque, facile à faire:
http://www.georgebuehler.com/pogo.html
Pour le gréément, on peut simplifier.
Evidement, tout dépend du programme, traine à maquereau ou trappe à donzelles.
Et pourquoi pas une quille longue et fixe? Pas très moderne comme idée et sûrement pas au top des performances mais d'un autre côté un lest bien placé, échouant sans risque et une barre qu'on peut lacher pour enfiler un pull sans que le bateau vire dans la seconde.
Un truc comme ça pour la coque, facile à faire:
http://www.georgebuehler.com/pogo.html
Pour le gréément, on peut simplifier.
Evidement, tout dépend du programme, traine à maquereau ou trappe à donzelles.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
Et pourquoi pas une paire de dérives à la "Hollandaise" ? Indestructible, réalisation aisée, beachage enfantin, bateau sur des rails...
D'accord gros travail de design en amont pour les intégrer esthétiquement à ton daysailer si ton programme prévoit de trainer donzelles et maquereaux lors de la même marée...

D'accord gros travail de design en amont pour les intégrer esthétiquement à ton daysailer si ton programme prévoit de trainer donzelles et maquereaux lors de la même marée...
- sly
- Second

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- Enregistré le : 30 avr. 2007 15:47
- Localisation : Aix les bains / Saint Raphael
- Contact :
Voir peut-être du coté de : http://www.storerboatplans.com/Orangeboat/keelcomp.jpg
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...

