Thierry64 a écrit :Bonsoir
Pour ta grand voile, j'ai eu envie de chanter: choquez, choque-ez, la balancine... (sur l'air de poussez l'escarpolette...) est-ce pertinent ou me vautre-je ? on dirait bien qu'elle contraint ta GV (pli dans le tissus et lés lâches)
Cordialement
Thierry
Y'a des réglages à peaufiner !
Mais ce genre de truc, si on a fini c'est qu'on est mort .
Et Bubulle ?
A t-il survécu au voyage ?
Des photos de Brest ou de Dz
Courses d'annexes ?
Il a un vrai fan club à l'Ile aux Moines
Mille excuse, j'avais omis de répondre pour la balancine! Quand on veut un gréement simple (et économiquement défendable) on est quand même obligé de gréer un palan pour pouvoir soulever la voile à partir de 25 m²/: une balancine simple qui passe dans une poulie frappée au niveau du capelage des haubans (en tête si le mât est surdimensionné), qui se termine par une poulie (simple jusqu'à 35m², à ringot jusqu'à 45 m², double de 45 à 60 m²...) pour frapper un palan. Après, le problème est que le poids du palan raidit la balancine que l'on n'ose trop mollir car la poulie du haut a une fâcheuse tendance à se balader assez violemment et juste à hauteur de tête: il faut gréer un hale-breu: c'est un petit bout frappé sur l'estrope de la poulie du haut du palan, qui passe dans une cosse ou une poulie à mi-hauteur des haubans et qui se tourne sur le garant du palan de balancine (pour ne pas oublier de le mollir avant de peser la balancine. nous n'en avons pas...
Pour le calfatage: j'étais très sceptique, surtout pour la possibilité d'obtenir une coque raide: le calfatage sert à l'étanchéité mais aussi à assurer une jonction "raide" entre les différentes pièces du bateau. pour l'étanchéité, pas de problème; pour la raideur, le résultat semble tout à fait convenable, surtout après gonflement du bois; pour la durabilité et la facilité de réparation, je ne peux pas répondre. Ça n'engage que moi, mais je préférai un calfatage traditionnel bien fait (ne parlons d'un mauvais calfat qui n'est pas étanche et peut faire exploser le bateau). Ce calfat a été réalisé au Sika pur sur primaire sauf pour les coutures les plus ouvertes, entre chêne et iroko, où une tresse de coton a été introduite au préalable.
18 mm ça m'étonne aussi. Nous parlions il n'y a pas longtemps de la relative inanité des formules de calcul type Dervin, mais ça sert quand même à vérifier que ce type de bordage est hors-norme; ça ne l'a pas empêcher de tenir près de 50 ans et d'être dans un état irréprochable...
Ce bateau est une insulte à l'architecture navale: des formes de bateau à moteur pur qui marchent à la voile, un bateau dont on nous avait dit qu'il ne virerait jamais et un bordé de maquette qui dure plus qu'un bordé de chalutier
le moteur, tu le gardes, c'est une sécurité. Mais l'hélice, tu la vires, ça freine trop!
Pour le palan de balancine, tu peux aussi estroper au hauban le plus proche la poulie du haut du palan par un oeil. la poulie coulissera le long de celui-ci sans risque de la prendre dans les dents au roulis. Les anglais font ça et bien que ce soit un peuple perfide, reconnaissons-leur que côté ficelles ils en connaissent un bout'.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
C'est ce que j'appelle un halebreu! il faut croire que mes explications ne sont pas très claires!!!
Le seul inconvénient de ce systèmes est qu'il rajoute encore des bouts à un gréement qui n'en a pas besoin (ça reste quand même moins cher que des winches!) et que, si l'itague de balancine est trop longue, ça peut faire des noeuds dans les haubans (rare!)
tout ça n'a rien d'anglais, on trouve ce système dessiné par Ozanne au XVIII° siècle
le moteur, tu le gardes, c'est une sécurité. Mais l'hélice, tu la vires, ça freine trop!
Bon, j'avais pas vu le film. Je croyais qu'on parlait là d'un moumou que j'ai connu il y a bien longtemps au Cap Vert. D'ailleurs je me souviens maintenant que le nom était Bluebulle.
Mais non Ronanm, tes explications sont claires, ce sont les miennes qui ne le sont pas. "Mon" système n'est pas destiné à soulager le poids du palan (d'ailleurs pour toi,avec un palan simple et un bout' en polyprop sur un bateau de 7.50, ça ne doit pas faire lourd) mais simplement pour éviter que la poulie ne se balade partout. Ca coulisse sur le hauban comme une bague de foc sur l'étai, si tu veux.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
Ok, j'avais mal lu. J'utilise ce système surtout pour empêcher un palan de tourner. une anglaise sur une drisse de foc par exemple. quand on fait tout en toronné, c'est la seule solution, un émerillon ne fait qu'empirer les choses.
Il faut croire que la balancine pèse trop lourd, nous venions de la mollir au moment où les photos ont été prises, si nous avions regardé la GV, on l'aurait surement réétarquée. Pour la balancine le garant est en nylon: cela donne une élasticité qui évite de transmettre de très gros efforts au mât. la voile plus ses espars doit avoisiner les 80 kg.
le moteur, tu le gardes, c'est une sécurité. Mais l'hélice, tu la vires, ça freine trop!