Voila, je suis en train de faire un safran pour mon Fantasia (Résineux ).
Pour le safran, j'ai pris du contreplaqué chez Charles puis sera sera stratification.
Mais, je vais aussi en profiter pour refaire ma barre.
Mais je ne sais pas quel bois prendre.
Le chêne apparemment, il risque de travailler et fissure.
Peut être de l'accacia ?
Le hêtre ne tient pas en milieu humide : pourriture rapide assurée, même si on protège avec des tonnes de vernis...
Le frêne non plus ne tient pas, au moins d'un point de vue esthétique : il noircit dès qu'il prend l'humidité, ne serait-ce que par condensation sous le vernis de l'humidité résiduelle à l'intérieur de lui-même.
Oui, le chêne fissure légèrement s'il reste en plein cagnard sans être soigneusement protégé et entretenu.
Les fruitiers ne sont pas trop faits pour rester dehors...
Robinier : excellent.
Ensuite, pas mal de bois exotiques : iroko, ipé (très dense : 1,2...), etc., du moment que le bois ait les fibres serrées et entre dans les classes mi-dur à dur (donc lourd à très lourd...).
Concernant le frêne, il est malgré tout employé en charpente marine pour des membrures en lamellé par exemple.
À condition de surveiller la tenue du vernis, je pense qu'il n'y a pas de problème à utiliser ce bois très performant pour ce genre de fonction.
D'accord avec lorenzo pour le frêne avec lequel on fait d'ailleurs d'excellents avirons.
Le faux acacia ou robinier est très bien pour une barre. Et pourquoi pas un lamellé de robinier et de pin qui peut donner quelque chose de très chouette.
Toujours en mode humour "on/off", au cas où, avec un ou deux ans de retard, certains continuent de ne rêver et jurer que par le frêne :
Comme dans tous les domaines, tout est à relativiser, tout n'est que compromis...
Quelques règles de base pour les bois feuillus "indigènes" (= ceux qui poussent dans le pays ou la contrée que l'on habite soi-même, en faisant abstraction de toute navigation possible et/ou lointaine...).
La durabilité d'un bois est directement liée :
---- à son abatage (lune décroissante de novembre),
---- à son débit (= sciage en planches ou en poutres) le plus proche possible de l'abattage, dans le temps et dans l'espace,
---- à son ressuyage (= élimination de l'eau non intégrée dans les cellules ligneuses, soit la descente du taux d'humidité à 30%) dans des conditions optimales (sous la pluie pour les bois à tanins forts, comme le chêne, par exemple, à l'abri mais en courant d'air pour les autres), avec litelage aussitôt le débit (échauffement garanti si on stocke des planches "en vert", sans les liteaux),
---- à son séchage (abaissement de 30 à environ 13% d'humidité, selon les utilisations), de façon naturelle (en gros, 1 an de séchage par cm d'épaisseur...).
A ces conditions, même pas exhaustives, on peut utiliser à peu près n'importe quelle essence...
Cependant, avoir la maîtrise et la certitude de tout ce cheminement relève, à notre époque du tout productif à "moins cher que moins cher", du défi...
Donc, il est opportun, si l'on espère éviter les pires déboires, de partir sur d'autres critères.
Alors, par sécurité, sur un bateau qui va sur l'eau, hisse et ho, on va éliminer :
- ce qu'on appelle les "bois d'eau" (= qui poussent près ou au bord de l'eau : peuplier, aulne appelé vergne dans certaines régions, frêne, saule, etc.),
- les bois qui n'ont pas de distinction visuelle entre l'aubier et le duramen (hêtre, frêne, etc.),
- les fruitiers, qui travaillent trop et régalent facilement les petites bêbêbettes (merisier, pommier, poirier, et, surtout, noyer, qui est en plus un "bois d'eau", et dont le nom, fort évocateur, n'incite pas, en confiance, à le poser sur un rafiot...),
- les bois trop tendres (châtaignier, peuplier, etc.).
Paradoxalement, un "bois d'eau"... ne supporte plus l'eau une fois qu'il a quitté son environnement vivant : pourriture et insectes xylophages garantis...
L'aubier est du bois non fini. Une fois qu'il est fini, il devient le duramen, et s'ajoute aux couches déjà finies. Les arbres dont il est impossible de distinguer, à l’œil nu, l'aubier et le duramen, ont un bois... qui n'est jamais réellement fini. Il garde donc les caractéristiques de l'aubier, même dans son duramen : miam, miam, y a bon, là aussi, pour les insectes...
Le frêne pose un problème particulier.
Il dispose de caractéristiques mécaniques exceptionnelles. Son élasticité est légendaire. Il était d'ailleurs utilisé autrefois en charronnage pour la construction des roues et les suspensions à lame. Et, surtout, il ne souffre pas (trop) d'être sollicité en tant que ressort. Les autres bois, et même l'acier (mais surtout l'aluminium), finissent par perdre leurs caractéristiques d'élasticité, à force d'être sollicités. Lui, il tient le coup, et dans l'ampleur des mouvement, et dans leur fréquence, et dans les extrêmes ponctuels, et dans la durée... pour peu qu'il soit utilisé... dans un milieu sec et sain...
Donc, on évitera d'utiliser du frêne en construction navale, si l'on n'est pas sûr de ce qui a été défini en début d'article...
En gros, il ne reste que le chêne et le robinier...
Lossamouil a écrit :Toujours en mode humour "on/off", au cas où, avec un ou deux ans de retard, certains continuent de ne rêver et jurer que par le frêne :
Personne ne rêve ni ne jure par quoi que ce soit mais en tout cas, merci pour le cours de technologie.
Bonjour
L'aviron en frene ... c'était la Royale d'avant ... du temps qu'on souquait !!! ...super lourd... fait pour mater les kostos du bord en leur promettant une double de tafia au cas oussqu'e l'pacha apprécie les belles manoeuvres à l'aviron ... ... (reservé uniquement aux BOURINS....et aux snobs)
...et le "bete" Pin des Landes sans trop de noeuds (ou scaph si nécessaire) ...2 voire 3 épaisseurs contrecollées a contre-fil ... quelques !! bons coups de rabot pour la mise en forme... ponçage de finition (pour yachtmen uniquement ...j'ai renoncé depuis longtemps )..le reste du pot de peinture (sauf sur les poignées).... et hop t'as vite fait une belle paire toute neuve...
NB - Aussi valable pour la 3 eme barre franche de notre antique posteur...( Les deux premieres ont cassées net...il avait écouté vos conseils... )
Merci Lossamouill pour tous ces precieux conseils....
... et un petit carbone/citronnier alors !!!!zouli zouli. .
Modifié en dernier par JIBI le 06 janv. 2014 22:23, modifié 1 fois.
Et bien moi je conseille fortement l'utilisation du frêne.
Il n'y a vraiment que les lattes non protégées de GV que j'ai peu voir se noircir par endroit.
Tout le frêne que j'ai peu voir à peu près protégé a vieilli admirablement bien.
Bonjour
Pour notre nouveau moderateur (ficelledecalçon)....
et pour votre culture (tant soit peu générale) ...
je me permets de (bien humblement) signaler que les traits d'humour (enfin... ) n'ont aucunement besoin de balise ...
Suffit de citer Mme MICHU (et sa copine)...mais c'est en patois....
Je sais .. on est trés loin des barres (franches ou autres) .. c'est la dérive des continents... mais Tosamdy (le posteur original) a disparu depuis longtemps des écrans radar... alors je me lâche....