En visitant ce site, http://serpentaire851.over-blog.com/, j'en fini par me poser un certain nombre de question sur la construction amateur...
Y a t-il un interêt financier à construire son propre bateau ? (Versus achat neuf ou occasion)
En effet, le constructeur de ce Serpentaire 8,51 indique y avoir consacré environ 45 000 € et 1800 heures de travail (soit très exactement 1 année équivalent temps plein). C'est sensiblement le tarif d'un First 25.7 (un mètre en moins) et 10 000 € de moins (...seulement) que le First 27.7 qui offre sensiblement les même prestations.
Alors, est-ce que cela vaut vraiment le coup de se faire suer ?
A mon humble avis
Non, si :
- on veut un bateau au programme et à l'aspect proche de ce que propose la grande industrie... Quand je vois les prix des productions actuelles de voiliers de croisière (ex : un 40' à 160 000 €) ou de dériveurs en rotomoulés... (8-9000 €)
Oui, si
- on cherche un bateau sans équivalent dans la production ou proposé uniquement par de petits chantiers, avec des finitions haut de gammes. En ce qui me concerne, j'aurais aimé un Morgan 5,50, mais les tarifs sont prohibitifs (25 000 €), même en occasion.
- on peut se contenter d'un voilier sur plan gratuit à la finition et à l'équipement basique.
Qu'en pensez-vous ?
Faut-il construire son bateau ?
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- sly
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Faut-il construire son bateau ?
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
-
Bernard
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Mouaip...
Financièrement, sûrement pas. La bateaux, parfois ça se donne même...
On m'a déjà donné un Ecume de Mer (en état de naviguer, avec moteur, voiles, annexe et tout le bazar...), un Snipe (avec beaucoup de boulot), un je-sais-pas (à l'état d'abreuvoir...) et une planche à voile (qui devait avoir servi 3x).
J'ai à mon tour redonné l'ensemble (sauf l'abreuvoir que j'ai laissé là où il était).
Non, sachant que les boites à tartines des pays de l'Est sont moins chères en neuf que l'occase traditionnelle, et pas si moches que ça (je sais de quoi je cause, j'en importe et j'en vends...).
Oui pour toutes les autres raisons du monde. Les bonnes et les mauvaises. Mais alors en bois. Ou limite en métal fait à la main. Mais pas en plastoche, c'est quand même trop mort...
On m'a déjà donné un Ecume de Mer (en état de naviguer, avec moteur, voiles, annexe et tout le bazar...), un Snipe (avec beaucoup de boulot), un je-sais-pas (à l'état d'abreuvoir...) et une planche à voile (qui devait avoir servi 3x).
J'ai à mon tour redonné l'ensemble (sauf l'abreuvoir que j'ai laissé là où il était).
Non, sachant que les boites à tartines des pays de l'Est sont moins chères en neuf que l'occase traditionnelle, et pas si moches que ça (je sais de quoi je cause, j'en importe et j'en vends...).
Oui pour toutes les autres raisons du monde. Les bonnes et les mauvaises. Mais alors en bois. Ou limite en métal fait à la main. Mais pas en plastoche, c'est quand même trop mort...
Je suis d'accord avec Sly que celui qui entreprend une construction pour économiser s'expose à une déconvenue.
Je pense même que celui qui construit pour naviguer sur un beau bateau ferait mieux de regarder la production de petits chantiers spécialisés. (Alternativement [faire] retaper une épave).
Pour moi, la seule motivation incontestable de la construction amateur, c'est la construction amateur. C'est le plaisir du rabot, l'odeur du bois, la magie de la tranche d'arbre (même déroulée en CP !) qui devient une noble monture.
Pour ma part, le virus m'a pris. Alors que je ne suis pas marin pour un sou. Et même si je passe un peu de temps sur l'eau aujourd'hui, ma première motivation reste la construction du suivant.
C'est comme le Méccano.
A+
SVS
Je pense même que celui qui construit pour naviguer sur un beau bateau ferait mieux de regarder la production de petits chantiers spécialisés. (Alternativement [faire] retaper une épave).
Pour moi, la seule motivation incontestable de la construction amateur, c'est la construction amateur. C'est le plaisir du rabot, l'odeur du bois, la magie de la tranche d'arbre (même déroulée en CP !) qui devient une noble monture.
Pour ma part, le virus m'a pris. Alors que je ne suis pas marin pour un sou. Et même si je passe un peu de temps sur l'eau aujourd'hui, ma première motivation reste la construction du suivant.
C'est comme le Méccano.
A+
SVS
un bateau, c'est un rêve vivant
"Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des tâches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin."
Rimbaud, le bateau ivre.
Il me semble que la construction vaut par elle même. L'avoir fait de ses mains. Dans un monde où le produit fini (la marchandise) est devenu la réference religieuse des dimanches des grandes surfaces ouvertes aux mêmes heures que les églises romanes desesperement vides ( mais sans doute convenait-il d'y parler davantage des oeuvres des mains des hommes...), assembler des pièces que l'on a patiemment tracées, débitées, rabotées a sans doute un cout au delà de toute logique financière (je suis payé ou plus exactement pas payé pour le savoir) mais un "rendement" moral ou au moins psychologique largement au dessus de l'assouvissement d'une lubie.
Un bateau en construction, c'est un barreau de la cage qui s'éfface. Je crois que ceux qui construisent leur bateau sont de cette race des derniers hommes libres. Un peu comme les vikings. Faire "viking" cela voulait aussi dire laisser une trace dans la mémoire des hommes par un geste sans commune mesure.
Salut à tous les amateurs de rabot et de prise de tête entreprise en connaissance de cause et d'effets !
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des tâches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin."
Rimbaud, le bateau ivre.
Il me semble que la construction vaut par elle même. L'avoir fait de ses mains. Dans un monde où le produit fini (la marchandise) est devenu la réference religieuse des dimanches des grandes surfaces ouvertes aux mêmes heures que les églises romanes desesperement vides ( mais sans doute convenait-il d'y parler davantage des oeuvres des mains des hommes...), assembler des pièces que l'on a patiemment tracées, débitées, rabotées a sans doute un cout au delà de toute logique financière (je suis payé ou plus exactement pas payé pour le savoir) mais un "rendement" moral ou au moins psychologique largement au dessus de l'assouvissement d'une lubie.
Un bateau en construction, c'est un barreau de la cage qui s'éfface. Je crois que ceux qui construisent leur bateau sont de cette race des derniers hommes libres. Un peu comme les vikings. Faire "viking" cela voulait aussi dire laisser une trace dans la mémoire des hommes par un geste sans commune mesure.
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mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
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Et des tâches de vins bleus et des vomissures
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Rimbaud, le bateau ivre.
Il me semble que la construction vaut par elle même. L'avoir fait de ses mains. Dans un monde où le produit fini (la marchandise) est devenu la réference religieuse des dimanches des grandes surfaces ouvertes aux mêmes heures que les églises romanes desesperement vides ( mais sans doute convenait-il d'y parler davantage des oeuvres des mains des hommes...), assembler des pièces que l'on a patiemment tracées, débitées, rabotées a sans doute un cout au delà de toute logique financière (je suis payé ou plus exactement pas payé pour le savoir) mais un "rendement" moral ou au moins psychologique largement au dessus de l'assouvissement d'une lubie.
Un bateau en construction, c'est un barreau de la cage qui s'éfface. Je crois que ceux qui construisent leur bateau sont de cette race des derniers hommes libres. Un peu comme les vikings. Faire "viking" cela voulait aussi dire laisser une trace dans la mémoire des hommes par un geste sans commune mesure.
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Et des tâches de vins bleus et des vomissures
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Il me semble que la construction vaut par elle même. L'avoir fait de ses mains. Dans un monde où le produit fini (la marchandise) est devenu la réference religieuse des dimanches des grandes surfaces ouvertes aux mêmes heures que les églises romanes desesperement vides ( mais sans doute convenait-il d'y parler davantage des oeuvres des mains des hommes...), assembler des pièces que l'on a patiemment tracées, débitées, rabotées a sans doute un cout au delà de toute logique financière (je suis payé ou plus exactement pas payé pour le savoir) mais un "rendement" moral ou au moins psychologique largement au dessus de l'assouvissement d'une lubie.
Un bateau en construction, c'est un barreau de la cage qui s'éfface. Je crois que ceux qui construisent leur bateau sont de cette race des derniers hommes libres. Un peu comme les vikings. Faire "viking" cela voulait aussi dire laisser une trace dans la mémoire des hommes par un geste sans commune mesure.
Salut à tous les amateurs de rabot et de prise de tête entreprise en connaissance de cause et d'effets !
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
