Bonjour à tous et merci de vous intéresser à mon petit travail de fourmi.
LA PEAU (suite)
Quand la peau est bien tendue et cousue partout selon le point de couture dont je ne connais pas le nom mais qui consiste à revenir en arrière pour assurer la continuité du fil, j'ai coupé à 3 cm le tissus en excès dont j'ai fait un boudin que j'ai recousu en le bridant avec une couture du genre nœud de cabestan continu. Le bateau mesurant 5,4 ml ça fait un sacré labeur. C'est une méthode qui permet de tâtonner et d'avancer doucement.

Pour assurer la continuité d'une ligne de couture le long d'un bouchain quand elle n'est pas guidée par une pièce de bois j'ai rajouté une cordelette tendue entre les deux points à rejoindre.
Je conseille l'utilisation de gant pour travaux car la peau de l'auriculaire ne résiste pas longtemps à la morsure du fil. Prendre de vieux gants dont les pouces et index sont percés alors que l'auriculaire n'est jamais usé. Vous découpé le pouce, l'index, le majeur; vous pouvez garder l'annulaire. Ce n'est pas facile d'enfiler du fil dans le chas d'une aiguille avec des gants de maçon.
LE TROU D'HOMME
Il est fabriqué à partir d'un plat de 40 x 4 mm cintré après étuvage. Je l'ai doublé d'un plat PVC de 40 x 2 mm cousus ensemble par une série de trous espacés de 20 mm. L'objectif est d'assurer une bonne cohésion d'un bois qui se fend facilement après usinage. La série de trous permettra la couture de la peau sur ce cerclage et sa fixation sur les deux barreaux en avant et en arrière de celui ci.
Quand le cerclage est cousu à la peau je couds une corde de diamètre 14mm sur le bord extérieur haut pour que la jupe s'y accroche bien avec son élastique.
Je perce un trou de 14 mm dans l'étrave dans lequel je serti un tube de cuivre (plomberie) de 14 mm. Le tube est rabattu sur le tissu en le pinçant. dans le tube de 14 mm qui fait 12 mm intérieur je passe une corde (bosse) de 10mm pour le remorquage. J'ai pris la précaution de ligaturer le bois de chaque coté du trou pour empêcher l'éclatement du bois sous la traction.
Je couds des pattes confectionnées dans le même tissus serties d'un anneau de passage en laiton pour passer l'élastique du porte-bagage (un à l'avant et un à l'arrière).

L'ETANCHEITE
La toile n'étant pas étanche par nature il faut l'étanchéifier. Je sélectionne pour ça une peinture pour toiture...
C'est une peinture acrylique a priori résistante aux UV avec un bon pouvoir couvrant et de plus beaucoup moins chère que des peintures polyester. Il m'a fallu appliquer 3 couches pour obtenir un aspect fini correct.
Le fil que j'ai utilisé est un fil polyester trouvé en coopérative maritime (l'Herbaudière pour ceux qui connaissent). Ce fil (à voile?...) très solide a le défaut de s'accrocher dans la corne des mains et j'ai ça en horreur! Mais bon...
J'ai fait la ligature en carré avec diagonales de telle sorte que si mon bois se fend cela ne remettra pas en cause la solidité de l'assemblage. La difficulté est de rendre ces ligatures invisibles sous la toile.
Un problème que je ne soupçonnais pas c'est la déformation de la toile après peinture qui la transforme en tôle ondulée. C'est disgracieux et empêche sans doute de bonnes performances.
Je ne comprends pas ce qui s'est passé.
Pour naviguer il me fallait une pagaie inuit. J'ai pu la faire avec des longueurs de bois que je garde depuis 10 ans environ: acajou et sapin. J'ai contre-collé 3 épaisseurs avec une colle polyuréthanne.

Et après faut naviguer!

Dans le kayak c'est mon gendre et je prends la photo depuis ma planche à voile (Brise légère!...) au large de Noirmoutier en avril 2016.
Le kayak doit peser 30 kg maximum.
Si je n'ai pas pensé à tout dire faites moi signe je répondrai à vos questions.
Fanch-Bin