Ployage de ma quille à la vapeur.
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- Eau douce
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Ployage de ma quille à la vapeur.
Salut,
Une nouvelle étape est franchie !
J'ai ployé la quille de ma future canote à la vapeur.
J'avais pas de nettoyeur à vapeur, ni madame, et j'avais pas l'intention d'en acheter.
J'ai donc détourné "un peu" de vapeur par la purge de condensat d'une génératrice industrielle à 80 kg/heure de vapeur saturée.
J'admets que j'ai un peu abusé de l'artillerie lourde. Il a fait chaud ! C'était mème tropical et il a plu pendant une heure dans le local à cause de la condensation !
Après une heure de bain de vapeur, le ployage s'est fait sans aucun problème, avec une facilité déconcertante. Je ne m'attendais pas que ce soit si facile !
L'étrave de ma quille est maintenant serrée sur un gabarit maintenant une courbure de plus de 75 degrés.
Cette fois, j'ai bel et bien commencé à construire mon bateau !
Ca se fête au troquet du port !
Ma question:
Combien de temps faut-il maintenant attendre que le bois sèche avant de le coller à l'époxy. J'ai lu ici et ailleurs que l'eau et l'époxy en cours de polymérisation ne faisaient pas bon ménage.
Nico
Une nouvelle étape est franchie !
J'ai ployé la quille de ma future canote à la vapeur.
J'avais pas de nettoyeur à vapeur, ni madame, et j'avais pas l'intention d'en acheter.
J'ai donc détourné "un peu" de vapeur par la purge de condensat d'une génératrice industrielle à 80 kg/heure de vapeur saturée.
J'admets que j'ai un peu abusé de l'artillerie lourde. Il a fait chaud ! C'était mème tropical et il a plu pendant une heure dans le local à cause de la condensation !
Après une heure de bain de vapeur, le ployage s'est fait sans aucun problème, avec une facilité déconcertante. Je ne m'attendais pas que ce soit si facile !
L'étrave de ma quille est maintenant serrée sur un gabarit maintenant une courbure de plus de 75 degrés.
Cette fois, j'ai bel et bien commencé à construire mon bateau !
Ca se fête au troquet du port !
Ma question:
Combien de temps faut-il maintenant attendre que le bois sèche avant de le coller à l'époxy. J'ai lu ici et ailleurs que l'eau et l'époxy en cours de polymérisation ne faisaient pas bon ménage.
Nico
Vers les 90 litres de ballast, mais toujours sans bateau !
- mirmily
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D'abord, on veut des photos. 
Parce que c'est bien beau de remplir des pages et des pages mais une photo vaut mieux que deux "tu l'auras".
Ensuite, si le bois était bien sec avant étuvage, il se débarrassera assez vite de ce qu'il a absorbé pendant. Maintenant tout dépend de l'endroit où ça sèche. Si tu peux improviser un four comme tu as improvisé une étuve, à 40° par exemple, ce sera parfaitement sec en quelques petites heures. Si c'est dans ton garage non isolé avec le froid qu'on a en ce moment, il faudra être très patient...
Parce que c'est bien beau de remplir des pages et des pages mais une photo vaut mieux que deux "tu l'auras".
Ensuite, si le bois était bien sec avant étuvage, il se débarrassera assez vite de ce qu'il a absorbé pendant. Maintenant tout dépend de l'endroit où ça sèche. Si tu peux improviser un four comme tu as improvisé une étuve, à 40° par exemple, ce sera parfaitement sec en quelques petites heures. Si c'est dans ton garage non isolé avec le froid qu'on a en ce moment, il faudra être très patient...
Plouf ! http://tinyurl.com/hc8umdv
- Eau douce
- Pilotin

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Photos de ma quille ployée
Salut,
Retour aux choses sérieuses, après avoir essuyé une rafale de boulets laser bleus tirés par Mirmilly.
La capsule Apollo de mon fils semblait peut-être HS, mais pourtant vaisseau, avec bois, avec époxy, avec joint congé, naviguable et destinée à une mission pacifique !
Que veut le peuple ?
Voici donc les photos de ma quille, vite, avant que je me fasse virer de ce forum:
J'ai décidé "au pif" d'étuver une heure de temps, ce qui, au vu du résultat, me semble avoir largement suffi.

Au premier plan, ma quille dans le gros tube.
A droite, la "voleuse" de vapeur branchée sur une purge de condensat de la génératrice industrielle. La tubulure est un affreux montage, assemblé avec diverses pièces de plomberie qui traînaient par là. Au vu de la puissance de la chaudière, je ne me suis même pas préoccupé de l'étanchéité du système. Donc ni teflon ni filasse, juste vissé à la main.
Le bac au sol sert à refroidir et receuillir le condensat, à vider souvent. Attention, chaud !
A gauche, le troquet du port.
Remarque: la photo a été prise chaudière éteinte, ca sinon, on y verrait rien que pluie et brouillard de forêt équatoriale.
Au premier plan, ma quille ployée, serrée sur le gabarit de ployage:

A l'arrière plan, dans la forêt de serre-joints, il y a encore deux scarfs dans leur emballage... réalisés après le ployage.
La quille a entretemps été transférée sur un autre gabarit monté à la verticale sur le chantier. Le tout se trouve depuis quelques jours dans la chaufferie. On est donc passée de la forêt humide au désert.
Combien de temps de séchage à 30 degrés ?
Comme toujours, merci pour vos réponses.
A+
Nico
Retour aux choses sérieuses, après avoir essuyé une rafale de boulets laser bleus tirés par Mirmilly.
La capsule Apollo de mon fils semblait peut-être HS, mais pourtant vaisseau, avec bois, avec époxy, avec joint congé, naviguable et destinée à une mission pacifique !
Que veut le peuple ?
Voici donc les photos de ma quille, vite, avant que je me fasse virer de ce forum:
J'ai décidé "au pif" d'étuver une heure de temps, ce qui, au vu du résultat, me semble avoir largement suffi.

Au premier plan, ma quille dans le gros tube.
A droite, la "voleuse" de vapeur branchée sur une purge de condensat de la génératrice industrielle. La tubulure est un affreux montage, assemblé avec diverses pièces de plomberie qui traînaient par là. Au vu de la puissance de la chaudière, je ne me suis même pas préoccupé de l'étanchéité du système. Donc ni teflon ni filasse, juste vissé à la main.
Le bac au sol sert à refroidir et receuillir le condensat, à vider souvent. Attention, chaud !
A gauche, le troquet du port.
Remarque: la photo a été prise chaudière éteinte, ca sinon, on y verrait rien que pluie et brouillard de forêt équatoriale.
Au premier plan, ma quille ployée, serrée sur le gabarit de ployage:

A l'arrière plan, dans la forêt de serre-joints, il y a encore deux scarfs dans leur emballage... réalisés après le ployage.
La quille a entretemps été transférée sur un autre gabarit monté à la verticale sur le chantier. Le tout se trouve depuis quelques jours dans la chaufferie. On est donc passée de la forêt humide au désert.
Combien de temps de séchage à 30 degrés ?
Comme toujours, merci pour vos réponses.
A+
Nico
Vers les 90 litres de ballast, mais toujours sans bateau !
Y'avait peut être la solution qui aurait été de peser ta quille avant étuvage , donc avec une densité correspondante à ton bois sec. Ensuite repesage après séchage (2 jours à 30° ça parait déjà sérieux) et si même poids c'est OK. Comme le dit Mirmilly ça sèche très vite car ça n'a rien à voir avec le séchage du bois vert mais c'est simplement aspirer de l'eau absorbée par le bois.
- mirmily
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Whaouuu ! joliiiiii.....
En ce qui concerne l'étanchéité, tu aurais pu boucher l'extrémité du gros tube autour de la quille avec un chiffon. Ca maintient la vapeur à l'intérieur. Ce n'est pas trop pour l'étuvage mais pour éviter que la condensation ne dégouline dans tout l'atelier.
Quant au gabarit ; superbe !
Pour le séchage, je crois qu'il ne faut pas trop te prendre la tête. Tu vas bien te rendre compte si c'est sec ou pas. Si tu as des doutes, tu as certainement d'autres pièces à faire en attendant, non ?
En ce qui concerne l'étanchéité, tu aurais pu boucher l'extrémité du gros tube autour de la quille avec un chiffon. Ca maintient la vapeur à l'intérieur. Ce n'est pas trop pour l'étuvage mais pour éviter que la condensation ne dégouline dans tout l'atelier.
Quant au gabarit ; superbe !
Pour le séchage, je crois qu'il ne faut pas trop te prendre la tête. Tu vas bien te rendre compte si c'est sec ou pas. Si tu as des doutes, tu as certainement d'autres pièces à faire en attendant, non ?
Plouf ! http://tinyurl.com/hc8umdv
- sly
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Au fait, tu construits quoi, Eau Douce ?
Modifié en dernier par sly le 13 janv. 2010 09:57, modifié 1 fois.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
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zygomar
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Très bonne question, j'imagine que ce retrait varie en fonction de l'essence, la qualité, l'hygro de départ, la taille des lames ou du massif à cintrer, l'angle de cintrage.Wedell a écrit :Par contre, as-tu pensé à augmenter le cintre de ton gabarit pour compenser la détente du bois?
Mais est-il possible de parler de retrait "caractéristique" en fonction de critères "basiques", pour avoir un "ordre de grandeur" (et oui, pour faire simple, mais vous n'êtes pas obligés de me croire
Le Corsaire, c'est une tente canadienne 3 places qui flotte avec parfois un couteau entre les dents.
- wedell
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Oui, on peut calculer le "ressort" d'un bois. J'ai une abaque quelque part à ce sujet; mais il s'agissait de membrures ployées de forte section, ou il importait peu d'en gacher une ou deux pour les essais.
S'agissant d'une quille, à moins de vouloir lancer une serie - auquel cas on revient au cas de figure précédent - Il n'y a pas de solution rigoureuse à ma connaissance.
Mais au vu des photos, tu n'es pas concerné puisque ta quille est en lamellé. Une fois collée, elle sera rigoureusement à la forme du gabarit.
S'agissant d'une quille, à moins de vouloir lancer une serie - auquel cas on revient au cas de figure précédent - Il n'y a pas de solution rigoureuse à ma connaissance.
Mais au vu des photos, tu n'es pas concerné puisque ta quille est en lamellé. Une fois collée, elle sera rigoureusement à la forme du gabarit.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
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zygomar
- Subrécargue

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Effectivement, pour en avoir vu des tonnes aux Vieux Safrans, le retrait est tout juste perfectible (peu importe la colle, mais dans notre cas, PPU dans 95% des membrures).
Wedell, tu as raison, si le mot abaques m'était venu à l'esprit ma question aurait fait une ligne. Ta réponse correspond à ce que j'avais en tête.
Wedell, tu as raison, si le mot abaques m'était venu à l'esprit ma question aurait fait une ligne. Ta réponse correspond à ce que j'avais en tête.
Le Corsaire, c'est une tente canadienne 3 places qui flotte avec parfois un couteau entre les dents.
- wedell
- Contre-Amiral
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Là, tu m'épates Alien! Croire encore que le constructeur amateur est un type rationnel? à ton âge?
Tu as oublié le temps où tu passais un bout de bois dans la machine pour "voir comment ça fait"?
Le logicien froid qui a décidé qu'il lui fallait un bateau pour aller à la pêche ne dirige pas ses pas vers la scierie du coin mais vers le port le plus proche où il sait trouver le truc en plastique qui lui faut. Après quoi il passera chez le marchand de pêche pour quelques turlutes et un peu de fil et trois jours après on le verra taquiner le bar à la sortie du chenal.
Efficace, mais pas très romantique.
L'amateur, lui, emprunte une voie différente. Parfois, pas toujours, romantique, mais à coup sûr résolument inéfficace.
Du moins si le but de l'affaire est réellement d'aller à la pêche au bout du chenal.
Mais est-ce bien le cas? Plutôt qu'aller à la pêche au bout du chenal -opération prosaïque souvent à peine rentable- C'est l'idée d'aller à la pêche au bout du chenal qui le titille. Et quand il en vient à s'imaginer le faire sur un bateau fait de ses mains, il devient déraisonnable.
Et ça ne s'arrête pas là. Une fois le processus amorcé vient fatalement sur le tapis la question du materiau idéal. Ce truc n'existe pas dans l'absolu mais quelque part dans leurs gènes les amateurs sont programmés pour un matériau précis. Pour certains, c'est le bois.
Alors, quand il a mis le doigt dessus, notre amateur déraille pour de bon.
La tête toute entière occupée à se repasser des images de lui sortant pêcher à la sortie du chenal, pêchant à la sortie du chenal, rentrant de pêcher à la sortie du chenal, barrant pour sortir pêcher à la sortie du chenal, emmenant des amis pêcher à la sortie du chenal, partant avec lucienne faire semblant de pêcher à la sortie du chenal, apprendre à lulu comment tenir une canne à la sortie du chenal, tenir lulu par les cannes à la sortie du chenal... Bref, l'amateur déraillant, ressassant tant d'idées agréables, n'a d'autre choix pour s'occuper les mains que de tailler des taquets à la ponceuse ou de ployer des quilles. Tu connais tout ça, alien. Je suis surpris d'une telle sortie cartésienne de ta part.
Tu as oublié le temps où tu passais un bout de bois dans la machine pour "voir comment ça fait"?
Le logicien froid qui a décidé qu'il lui fallait un bateau pour aller à la pêche ne dirige pas ses pas vers la scierie du coin mais vers le port le plus proche où il sait trouver le truc en plastique qui lui faut. Après quoi il passera chez le marchand de pêche pour quelques turlutes et un peu de fil et trois jours après on le verra taquiner le bar à la sortie du chenal.
Efficace, mais pas très romantique.
L'amateur, lui, emprunte une voie différente. Parfois, pas toujours, romantique, mais à coup sûr résolument inéfficace.
Du moins si le but de l'affaire est réellement d'aller à la pêche au bout du chenal.
Mais est-ce bien le cas? Plutôt qu'aller à la pêche au bout du chenal -opération prosaïque souvent à peine rentable- C'est l'idée d'aller à la pêche au bout du chenal qui le titille. Et quand il en vient à s'imaginer le faire sur un bateau fait de ses mains, il devient déraisonnable.
Et ça ne s'arrête pas là. Une fois le processus amorcé vient fatalement sur le tapis la question du materiau idéal. Ce truc n'existe pas dans l'absolu mais quelque part dans leurs gènes les amateurs sont programmés pour un matériau précis. Pour certains, c'est le bois.
Alors, quand il a mis le doigt dessus, notre amateur déraille pour de bon.
La tête toute entière occupée à se repasser des images de lui sortant pêcher à la sortie du chenal, pêchant à la sortie du chenal, rentrant de pêcher à la sortie du chenal, barrant pour sortir pêcher à la sortie du chenal, emmenant des amis pêcher à la sortie du chenal, partant avec lucienne faire semblant de pêcher à la sortie du chenal, apprendre à lulu comment tenir une canne à la sortie du chenal, tenir lulu par les cannes à la sortie du chenal... Bref, l'amateur déraillant, ressassant tant d'idées agréables, n'a d'autre choix pour s'occuper les mains que de tailler des taquets à la ponceuse ou de ployer des quilles. Tu connais tout ça, alien. Je suis surpris d'une telle sortie cartésienne de ta part.
Le bois, c'est comme du contreplaqué massif en plus beau.
