Incorrigible...
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Bernard
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Incorrigible...
Incorrigible et content de l'être.
C'est la première fois que j'en construis un sur base de pièces découpées à la commande numérique : http://www.leplancherdesvaches.be/constr-MiniCP.php
Je ne peux que vous le conseiller à tous, c'est le pied absolu, je rejoue aux légos...
C'est la première fois que j'en construis un sur base de pièces découpées à la commande numérique : http://www.leplancherdesvaches.be/constr-MiniCP.php
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- pilotedebord
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- sly
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Re: Incorrigible...
Certes, mais je partage l'avis de J-F GARRY sur ce point : la découpe numérique est en effet idéale pour le professionnel qui souhaite gagner du temps à tous les niveaux pour être rentable.Bernard a écrit : Je ne peux que vous le conseiller à tous, c'est le pied absolu, je rejoue aux légos...
Mais, pour l'amateur comme moi (et comme un certain nombre d'autres, qui regrettent parfois après coup le choix de la découpe numérique), je pense que c'est inutile. En effet, la phase la plus intéressante et gratifiante de la construction a été pour moi le traçage, la découpe et l'ajustage de la multitude de pièces composant le bateau. Or, cette partie est réduite à la portion congrue avec la découpe numérique.
Je trouve d'ailleurs les vendeurs de kits numériques souvent de mauvaise foi : on peut lire sur certains sites que la découpe numérique permet "d'éviter un équerage souvent fastidieux" ou "de se passer de la technique complexe du brochetage"...Personnellement, je trouve que l'équerrage n'a rien de fastidieux, et le brochetage, rien de compliqué...alors que c'était ma première expérience en la matière.
Par contre, elle n'évite pas les phases de collage à l'epoxy (beurk), les joint congés (re-beurk) l'enduction, le ponçage (teuheuheu)... dont je doute qu'elles soient pour quiconque les étapes les plus excitantes de la construction...
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
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Bernard
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A la fois d'accord avec toi, Sly (sur le fond des choses je te comprends tout-à-fait), et pas d'accord.
Il est vrai que je si je ne suis pas dans la logique d'une production industrielle, je ne suis pas non plus dans la logique d'une construction amateur.
1. Le gain de temps est énorme.
2. Moi l'époxy pas beurk.
3. La découpe numérique ne supprime pas l'équerrage et tout le boulot qui va avec, elle le simplifie sans doute. C'est un fameux avantage pour voir très tôt la ligne du bateau et corriger si besoin est.
Mais je me répète, je comprends ton point de vue.
Il est vrai que je si je ne suis pas dans la logique d'une production industrielle, je ne suis pas non plus dans la logique d'une construction amateur.
1. Le gain de temps est énorme.
2. Moi l'époxy pas beurk.
3. La découpe numérique ne supprime pas l'équerrage et tout le boulot qui va avec, elle le simplifie sans doute. C'est un fameux avantage pour voir très tôt la ligne du bateau et corriger si besoin est.
Mais je me répète, je comprends ton point de vue.
Bravo Bernard pour la mise en route de ton nouveau bébé. Jolie bestiole, d'ailleurs (à en juger par les images de synthèse sur le site de ton client).
Personnellement, je pense que la découpe numérique est le prolongement naturel de la construction en contre-plaqué. Super intéressant quand les cloisons sont structurelles : nombreuses et sans grand intérêt à tracer.
Re-félicitations. Tiens-nous au courant de l'avancement.
A+
SVS
Personnellement, je pense que la découpe numérique est le prolongement naturel de la construction en contre-plaqué. Super intéressant quand les cloisons sont structurelles : nombreuses et sans grand intérêt à tracer.
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- sly
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Reste-t-il un intérêt à construire, s'il n'y a plus d'intérêt à tracer ? (Je me place toujours au niveau de l'amateur...) Car je te promets que l'interêt à coller et à poncer me parait extrêmement limité aussi...Et que l'interêt financier se discute également...comparé à une bonne occasion.SVS a écrit :...sans grand intérêt à tracer...
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- sly
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Arg ! Dis-moi qu't'aime le ponçage ! oh oui ! dis le moi ! Vas-y, fais-moi mal !Bernard a écrit :Moi l'époxy pas beurk
Lu sur le site d'ICARAI : " Nous construisons actuellement une coque (...) qui sera terminée par son propriétaire. Nous pensons que cette formule présente de nombreux avantages : c'est sur cette phase de la construction que notre savoir-faire nous permet de gagner le plus de temps..."
Nombreux avantages, nombreux avantages, ben voyons... Il semblerait que je ne sois pas le seul à ne pas aimer le ponçage...
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Bernard
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Je te fais mal. Avec une bonne ponceuse.
Ce qui m'intéresse sur le bateau en question, c'est le mélange de l'ancien et du technique.
Je n'ai rien contre le bordé franc ou les rivets, que du contraire. Mais dans le cas présent, les solutions adoptées par l'architecte me paraissent tout-à-fait adaptées à l'utilisation qui va être faite du bateau.
Ce qui m'intéresse sur le bateau en question, c'est le mélange de l'ancien et du technique.
Je n'ai rien contre le bordé franc ou les rivets, que du contraire. Mais dans le cas présent, les solutions adoptées par l'architecte me paraissent tout-à-fait adaptées à l'utilisation qui va être faite du bateau.
- alien
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Indépendamment du parfum de modernité qu'apporte la découpe numérique, c'est aussi une évolution et une mystification comme peut l'être le "contreplaqué époxy" .
Une évolution vers le bateau Ikéa . Celui qui tape dans l'oeil, qu'on croit pouvoir monter en deux heures sans avoir à réfléchir et qui, quelques années plus tard, terminera sa vie dans un déchètterie .
Mystification en ce sens que n'importe quel dessinateur débutant peut -après avoir téléchargé sur emule les quelques logiciels qui vont bien- fabriquer sur sa table cuisine les images de sythèse et les fichiers de découpe qui permettront de vendre des kits virtuels sans passer par l'outillage et les prototypes .
(Je ne dis pas cela pour François Lucas qui a largement fait ses preuves
)
Mystification en ce sens que le tout contreplaqué/époxy conduit à des structures fragiles qui vieilliront mal et sont (presque) impossibles à modifier .
Dans le budget global d'une construction, le temps consacré au traçage et à la découpe représente effectivement peu de chose pour un amateur . En contrepartie, cela minimise le risque d'erreur avec le risque de ne pas voir les erreurs de conception
Une évolution vers le bateau Ikéa . Celui qui tape dans l'oeil, qu'on croit pouvoir monter en deux heures sans avoir à réfléchir et qui, quelques années plus tard, terminera sa vie dans un déchètterie .
Mystification en ce sens que n'importe quel dessinateur débutant peut -après avoir téléchargé sur emule les quelques logiciels qui vont bien- fabriquer sur sa table cuisine les images de sythèse et les fichiers de découpe qui permettront de vendre des kits virtuels sans passer par l'outillage et les prototypes .
(Je ne dis pas cela pour François Lucas qui a largement fait ses preuves
Mystification en ce sens que le tout contreplaqué/époxy conduit à des structures fragiles qui vieilliront mal et sont (presque) impossibles à modifier .
Dans le budget global d'une construction, le temps consacré au traçage et à la découpe représente effectivement peu de chose pour un amateur . En contrepartie, cela minimise le risque d'erreur avec le risque de ne pas voir les erreurs de conception
des solutions simples pour se compliquer la vie
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Bernard
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Je serais plus nuancé que toi, Alien, sur certains points, concernant le présent bateau, tout en étant d'accord avec les risques de bateau Ikea que tu évoques.
1. Le premier objectif du bateau en question est la performance, et donc le calcul au plus juste de la structure, avec aussi un objectif précis en termes de devis de poids. Et là, le plan est plutôt pas mal foutu. Effectivement, je pense que Lucas a fait ses preuves. En mélangeant le moderne (être moderne en soi n'a aucune importance pour moi) et le plus classique.
2. Pouvoir le monter en 2 heures ? Tu sais comme moi que le temps global passé sur une construction CP époxy est conséquent (si je parle de gain de temps, c'est exclusivement pour cette phase-là de la construction). L'intérêt majeur que je vois à la découpe numérique, outre le gain de temps, il existe, est de pouvoir directement ou presque monter la structure à blanc et ajuster au millimètre.
3. D'accord sur la difficulté de modification d'un tout contreplaqué époxy.
4. Pas sûr qu'une structure dans laquelle interviennent des tissus "techniques" vieillisse mal. L'époxy lui-même, en tout cas, vieillit plutôt bien.
1. Le premier objectif du bateau en question est la performance, et donc le calcul au plus juste de la structure, avec aussi un objectif précis en termes de devis de poids. Et là, le plan est plutôt pas mal foutu. Effectivement, je pense que Lucas a fait ses preuves. En mélangeant le moderne (être moderne en soi n'a aucune importance pour moi) et le plus classique.
2. Pouvoir le monter en 2 heures ? Tu sais comme moi que le temps global passé sur une construction CP époxy est conséquent (si je parle de gain de temps, c'est exclusivement pour cette phase-là de la construction). L'intérêt majeur que je vois à la découpe numérique, outre le gain de temps, il existe, est de pouvoir directement ou presque monter la structure à blanc et ajuster au millimètre.
3. D'accord sur la difficulté de modification d'un tout contreplaqué époxy.
4. Pas sûr qu'une structure dans laquelle interviennent des tissus "techniques" vieillisse mal. L'époxy lui-même, en tout cas, vieillit plutôt bien.
demain un robot...
Quand j'ai passé mon BM d'ebeniste on nous a fait visiter une entreprise qui venait de s'équiper d'une "commande numérique". Le formateur était aux anges et les deux types de la boîte en question, candidats au même BM, trouvaient cela magique. J'ai eu la reflexion suivante: dans six mois vous pouvez chercher un autre boulot. Et ça n'a pas loupé. La machine faisait le boulot de 6 ou 7 ouvriers dans une boîte qui employait 15 salariés. Maintenant cette bôîte ne fait plus que le même type standard de devanture pour des magasins. Faut bien rentabiliser l'engin... Demain un robot fera ta part de boulot...
Tracer c'est magique. Vraiment. Passer du plan au 10 ème à l'épure, corriger, reprendre, trouver des actuces pour faire des compas de 6 mètres de rayon, chercher la bonne courbe qui corrresponde en plan et en élevation aux lignes d'eau, voir les coupes se retrouver en harmonie, se relever et contempler l'oeuvre accomplie et se projeter dans le travail à accomplir pour que les pièces usinées correspondent au tracé.
Dans un monde où la productivité est le critère, où le temps c'est presque de l'or en barre, peut être que prendre le temps parce que justement il n'y a pas rentabilité en jeu, c'est un vrai luxe (ou une ouverture vers un plus être comme dirait l'autre) qui est alors au dessus de tous les autres.
Mais j'accorde volontiers que je suis hors jeu. Etant de nature fort romantique (au sens de la philosophie allemande pas des bleuettes à l'eau de rose) et considérant que je n'ai qu'une vie, j'avoue cette faiblesse (le dieu du rendement me couvre d'anathèmes) de considerer le faire "moi même" comme d'une essence supèrieure au faire faire (j'applique ce precepte dans mon metier, c'est sans doute pour cela que je me sens bien debout dans mes bottes).
Un ingenieur nautique ou naval (?) m'a fait savoir que je construisais un "sabot". Piètre compliment. Ou terrible descente aux enfers eut égard aux paradis des surfer sous voile. Mais j'ai bien prit la chose. Parce que le sabot en question sera sorti de mes mains et de mes rêves.
Mais je ne suis pas marin. Seulement passioné par la charpente des bateaux. La meilleure école de rigueur et d'aboutissement de ce que dix doigts et une cervelle peuvent réaliser de concert.
Quant à l'epoxy je ne sais pas. Je m'en sers parfois pour sceller les goujeons des sablières sur les têtes de mur ou les corbeaux d'appui pour les entraits.
Ite missa est.
Tracer c'est magique. Vraiment. Passer du plan au 10 ème à l'épure, corriger, reprendre, trouver des actuces pour faire des compas de 6 mètres de rayon, chercher la bonne courbe qui corrresponde en plan et en élevation aux lignes d'eau, voir les coupes se retrouver en harmonie, se relever et contempler l'oeuvre accomplie et se projeter dans le travail à accomplir pour que les pièces usinées correspondent au tracé.
Dans un monde où la productivité est le critère, où le temps c'est presque de l'or en barre, peut être que prendre le temps parce que justement il n'y a pas rentabilité en jeu, c'est un vrai luxe (ou une ouverture vers un plus être comme dirait l'autre) qui est alors au dessus de tous les autres.
Mais j'accorde volontiers que je suis hors jeu. Etant de nature fort romantique (au sens de la philosophie allemande pas des bleuettes à l'eau de rose) et considérant que je n'ai qu'une vie, j'avoue cette faiblesse (le dieu du rendement me couvre d'anathèmes) de considerer le faire "moi même" comme d'une essence supèrieure au faire faire (j'applique ce precepte dans mon metier, c'est sans doute pour cela que je me sens bien debout dans mes bottes).
Un ingenieur nautique ou naval (?) m'a fait savoir que je construisais un "sabot". Piètre compliment. Ou terrible descente aux enfers eut égard aux paradis des surfer sous voile. Mais j'ai bien prit la chose. Parce que le sabot en question sera sorti de mes mains et de mes rêves.
Mais je ne suis pas marin. Seulement passioné par la charpente des bateaux. La meilleure école de rigueur et d'aboutissement de ce que dix doigts et une cervelle peuvent réaliser de concert.
Quant à l'epoxy je ne sais pas. Je m'en sers parfois pour sceller les goujeons des sablières sur les têtes de mur ou les corbeaux d'appui pour les entraits.
Ite missa est.
mon dius, fasetz-me la graacia de plan viure a de plan morir
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Bernard
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Mouaip...
Je n'ai rien contre le traçage. Personnellement, sur chacun des bateaux que j'ai construit, il n'est jamais arrivé que le traçage et la découpe d'une coque et de sa structure me laisse des souvenirs impérissables. Les premiers assemblages, voir la coque prendre forme, le retournement, la peinture, la mise à l'eau, la première fois sous voiles, oui, mais le traçage et la découpe, jamais.
Il faut peut-être être architecte pour ça, et je ne le suis pas.
Je n'ai rien contre le traçage. Personnellement, sur chacun des bateaux que j'ai construit, il n'est jamais arrivé que le traçage et la découpe d'une coque et de sa structure me laisse des souvenirs impérissables. Les premiers assemblages, voir la coque prendre forme, le retournement, la peinture, la mise à l'eau, la première fois sous voiles, oui, mais le traçage et la découpe, jamais.
Il faut peut-être être architecte pour ça, et je ne le suis pas.
Modifié en dernier par Bernard le 05 oct. 2009 01:03, modifié 1 fois.
- sly
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Comme tout cela est bien dit...Et bien moi, j'y pense à chaque fois que je regarde mon rafiot, car le dessin des aménagement n'était pas spécifié sur le plan, et il s'est fait grandeur nature, directement sur le bois...Luc a écrit : Tracer c'est magique. Vraiment... Corriger, reprendre, trouver des astuces...chercher la bonne courbe...se relever et contempler l'œuvre accomplie et se projeter dans le travail à accomplir...
Et les heures de réflexion et les coups de gomme, les essais, ont porté leur fruit car je trouve tout cela tout à fait esthétique, fonctionnel et ergonomique... Par ailleurs, j'ai effectué une partie du tracé avec le gosse (4 ans à l'époque) et ni lui ni moi ne l'oublierons, je pense, quand on naviguera...
Epoxy : résine/colle à deux composants, aux performances bluffantes sur le bois, urticante sur les doigts, et stressante à utiliser car sensible aux conditions atmosphériques. Trop rapide, trop lente...jamais vraiment comme on voudrait !Luc a écrit :Quant à l'epoxy je ne sais pas. Je m'en sers parfois pour sceller les goujeons des sablières sur les têtes de mur ou les corbeaux d'appui pour les entraits.
Je comprends tout à fait ton point de vue, en tant que professionnel. Mais, dis-moi, chacune de ces étapes ne correspondrait-elle pas au paiement d'une part du bateau et à la signature d'un chèque par le client, par hasard ?Bernard a écrit :Les premiers assemblages, voir la coque prendre forme, le retournement, la peinture, la mise à l'eau, la première fois sous voiles, oui, mais le traçage et la découpe, jamais.
Mmmh, tu vois, Tuco, le monde se divise en deux catégories : Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... An-y-An-y-An...Ouin, Ouin, Ouin...
