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Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 08:20
par to
Bonjour,
je ne me souviens pas d'avoir vu des bateaux complètement décalfatés pour des restaurations. Mais je n'ai aucune certitude

Le bateau était à l'eau quand vous l'avez récupéré, c'est que le calfatage tenait encore le coup ? Je le laisserai en place, jusqu'à ce qu'un avis plus éclairé dise le contraire

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 12:23
par Pitalugue
Antoine a écrit :le WE dernier je participais aux voiles de la baie sur Galatée, un magnifique ketch cornu appartenant à l'association
On s'est donc croisé sur l'eau. Quel dommage d'axer ces courses (ou manifestations) sur le programme à terre. Un tour des iles par pétole avec une ligne qui ferme à 18h30 pour lancer la fête à terre, et du coup 3/4 des bateaux non classés. Tout le monde n'a pas des maxi trimarans ou autre mini 6.5 volant. Je me souviens de tours de l'ile de Ré de nuit, où seul la nav et la compétition comptaient.
Pour revenir au sujet, je suis comme To, ne rien toucher pour le moment. Il sera toujours temps de le faire avant mise à l'eau si nécessaire.
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 13:01
par Antoine
en ce qui concerne les voiles de la baie, je suis bien d'accord avec toi c'est vraiment dommage cette fermeture de ligne à 18h30
du coup la vhf était déprimante avec 1 abandon toute les 5 minutes entre 14h et 16h et nous avons bien été obligés d'abandonner nous aussi on n'avait aucune chance de passer la ligne à temps
tu naviguais sur quel bateau ?
donc pour l'instant le calfatage reste en place sauf si avis contraire des pointures...
@+

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 14:57
par wedell
Il n'est pas nécessaire de retirer tout le calfatage, du moins pour l'instant. Plus tard peut-être, tout dépend de la durée du chantier et la manière dont la coque aura séché.
Mais il ne faut pas hésiter à l'enlever là où il risque de vous gêner. Pour faire revenir un bordé, notamment.
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 16:37
par Pitalugue
Antoine a écrit :tu naviguais sur quel bateau ?
Un first 31.7. Beaucoup de plastique...mais je suis resté accroché à la barre qui elle est en bois. 3 heures avant la fermeture de la ligne, à 15 miles de l'arrivée, avec des rafales à 3 noeuds, on a abandonné et mis le moteur. C'est loin Hoedic !!
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 22:10
par Antoine
Pitalugue a écrit : C'est loin Hoedic !!
on devais être juste derrière vous dommage qu'on avait pas de spi sinon vous seriez restés loin derrière
wedell a écrit :Il n'est pas nécessaire de retirer tout le calfatage, du moins pour l'instant. Plus tard peut-être, tout dépend de la durée du chantier et la manière dont la coque aura séché.
Mais il ne faut pas hésiter à l'enlever là où il risque de vous gêner. Pour faire revenir un bordé, notamment.
ok de toute façon à la fin du chantier à mon avis il n'en restera pas lourd du calfatage vu tout les bordés à ramener et tout ceux à changer...
donc on verra ça au coup par coup
je me suis fais prêter un contrôleur d'hygrométrie pour voir si c'était raisonnable de passer la couche de minium et pour l'instant la coque ne sèche pas de manière homogène à la poupe sur bâbord et tribord. en démontant l'intérieur du placard situé dans la poupe nous avons trouvé plusieurs bordés complètement pourris (environ 60% d'humidité)
à la proue ça ne sèche pas non plus mais pas encore trouvé de pourriture (environ 50% d'humidité)
et en règle générale tout ce qui est sous la ligne de flottaison ne sèche pas bien (environ 30% d'humidité)
au dessus c'est plutôt pas mal (environ 14% d'humidité)
du coup je sais pas si il ne vaut pas mieux attendre qu'il soit bien sec avant de passer la couche de minium...
je suis passé à la scierie pour voir le prix et la qualité du robinier et c'est correct pour le prix et bon pour la qualité
reste à trouver de l'acajou dans l'idéal pour les bordés mais bon ça dépendra du prix.
sinon comme déjà dit on mettra du sipo...
merci d'avoir lu jusqu'ici
@+

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 11 juin 2016 23:07
par Luc
Je ne suis pas certain que le contrôleur d'hygrométrie soit une valeur juste. 14 % cela correspond à du placage de 1 mil. qui est resté au sec dans un atelier sec pendant un bon moment. L'hygrométrie moyenne pour la menuiserie c'est 20 à 25 %. Aucune scierie ne peut vendre du bois en dessous de 20 % sous nos latitudes.
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 12 juin 2016 20:40
par alien
Je confirme, il n'y a aucun rapport entre l'hygrométrie et la pourriture.
Les hygromètres mesurent l'humidité avec plus ou moins de bonheur.
La précision et l'étalonnage de ces appareils est un art.
Les humidimètres par résistance mesurent l'humidité superficielle. Les humidimètres capacitifs (j'en ai un) mesurent en profondeur mais on ne sait quoi ! Faut comparer avec un échantillon de valeur connue.
Un bois mouillé ou humide n'est pas obligatoirement pourri.
La pourriture s'apprécie au toucher (c'est mou), à l'odeur (ça pue), au grattage (ça part en lambeaux), au couteau ou au tournevis (ça rentre comme dans du beurre).
Virer le calfatage va transformer la coque en pantin désarticulé si elle n'a pas été super bien calée et immobilisée.
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 12 juin 2016 21:13
par Luc
Acajou est un nom générique. Ce n'est pas une variété ou une espèce particulière. En gros cela désigne tous les bois rouges venant de pays aux noms tout aussi exotique (le nom est lié à la graisse dont été enduites les grumes aux 18 et 19 ème). Du pin d'Orégon, du douglas d'altitude ou du vrai mélèze fera tout aussi bien l'affaire, voire même un chêne franc ( choisir du chêne "rouge" plus gras et mois cher, personne n'en veut) bien en fil.
Ce que je veux dire c'est que tu peux très bien acheter un bois rouge dit acajou, qui peut être n'importe quelle essence d'outre contrée d'ici, entre Sipo et Sapelli tu ne feras pas la différence, et moi non plus et d'ailleurs en soi ce sont les même.
Il me semble que l'on a choisi, à l'époque, ces bois uniquement pour les grandes longueurs disponibles et surtout le fil bien droit et peut être leur coût moindre.
Les marchands de bois sont un peu comme les maquignons. Juste se pencher sur la façon de cuber et tu comprendras

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 12 juin 2016 21:26
par Antoine
bonsoir,
aujourd'hui j'ai démonté tout l'intérieur du roof sauf les 2 petits placards qui dégageront prochainement
tout le cocpit est démonté lui aussi
j'ai également décapé une grande partie de l'intérieur pour mettre en relation les bordés qui ne sèchent pas et la présence de pourriture à l'intérieur
et pour l'instant malheureusement ça coïncide
la serre de bouchain est absente à l'intérieur du roof et sur tribord dans le cocpit elle n'était plus fixée
une varangue m'est venue dans les mains le boulon de quille coupé en 2 par la rouille
je ferais des photos de tout ça dans la semaine
j'espère bientôt arriver au bout des surprises...
@+
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 12 juin 2016 21:35
par Antoine
merci pour cette explication sur l'acajou
si on peut mettre moins cher dans le bois pour un travail de qualité équivalente tant mieux...
@+

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 14 juin 2016 07:32
par Antoine
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 14 juin 2016 15:43
par knor
Vin diou,
je n'aurai pas le courage d'une telle rénovation.
Une reconstruction à l'identique n'est-elle pas envisageable?
Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 14 juin 2016 18:43
par Pitalugue
knor a écrit :je n'aurai pas le courage d'une telle rénovation
C'est pas du courage qu'il faut, juste un peu d'inconscience, de la folie, et surtout beaucoup de passion !
Et nous sommes tous là pour partager cette passion....et le reste qui va avec.

Re: Restauration de Nosy bé, un estuaire Bombal
Posté : 14 juin 2016 21:28
par Antoine
bonsoir,
merci pour votre soutient je pense qu'on est suffisamment fou pour avoir une chance d'y arriver
la suite et fin des photos
sur babord avant
sur tribord avant
nous avons besoin d'aide pour déterminer ce qui est à changer et ce qui peut être sauvé
je sais déjà que toute la poupe est à refaire, que les bouts de bordés au niveau de l'étrave sont pourris
et que de chaque côté 3 à 5 virures de bordés sont également à changer car pourris
ce qui me préoccupe c'est que certains bordés ont l'air d'être en train de commencer à pourrir au niveau du calfatage sur de grandes longueurs
j'ai également des doutes sur quasiment toutes les parties immergées qui sont noircies et ou par endroit le tournevis passe à travers
ne serait il pas plus raisonnable et plus simple de changer tout les bordés plutôt que de faire du rafistolage en changeant plein de petit bouts ?
et si oui vu que les membrures sont aussi à changer il faut procéder dans quel ordre ?
merci
@+
