
On voit ci-dessous la cale d'appui de la dérive tribord. Elle est conséquente car la forme évasée de la coque + le débord du liston + le dièdre que j'ai voulu pour que les dérives soient à peu près verticales avec 5° de gite et même un peu plus, imposent une largeur qui en fait une étagère, un marche-pied, que dis-je, c'est un un roc, un pic, un cap, une péninsule...

Je me dis que cela fera office de cloison marginale et canalisera le flux quand la gite sera suffisante pour les immerger, ce qui, côté extrados pourrait être bénéfique. On se console (car c'en est une) comme on peut.
Dans les années vingt, trente, les hydravions à coque avaient souvent ce genre de choses au lieu de ballonnets sous les ailes, comme c'est le cas sur ce Dornier Wal. On appelait ça des "nageoires":

Pour rigidifier ces appendices supplémentaires, il m'a semblé nécessaire d'ajouter une contre-fiche à chacun, pour éviter qu'un choc ne les torde vers le haut ou qu'un grand couillon (moi, au hasard) n'y mette le pied, ce qui aurait pour effet d'arracher les fixations sur la coque.
... tout de même, pour affubler ma Mariette de ces excroissances, il faut vraiment être motivé. C'est pour la science, messieurs, rien de moins !!! C'est de l'abnégation. Un jour, on m'élèvera des statues



Ci-dessous, le support tribord. Les supports permettent un réglage de l'angle d'attaque de la dérive et peuvent coulisser (pas en navigation, mais sans problème sur une plage) sur le liston pour ajuster le centre de dérive et équilibrer le bateau; l'articulation à deux degrés de liberté de relevage de la dérive.
Il reste de la finition. Recouper les axes à longueur etc.

J'ai voulu que leur installation soit rigide en angle d'attaque mais que la fixation sur le liston se fasse sans vis ni douleur au cas où je déciderais de revenir en arrière, pas nécessairement d'une résistance à toute épreuve car en cas de choc je préfère largement que le support choisisse la liberté plutôt que de le voir tirer sur le liston et le faire céder. Car sur ce petit bateau le liston est un élément primordial de structure et de sa rigidité.
En poussant sur les dérives vers le dessous de la coque, on sent celles-ci ployer un peu (ce qui a été voulu dès le départ) alors que le liston semble bien encaisser, ce qui est rassurant. Il semble que ce soit la cale d'appui qui encaisse le max d'effort. Elle est positionnée sur un bouchain, et derrière lui, le banc latéral est tout proche.
La question de l'ergonomie des bouts destinés à manoeuvrer ces dérives n'est pas fixée. Ca risque de ne pas être super simple, je ne prévois rien de définitif, il faudra valider en navigation.
Voilà, curieux et impatient, j'avais prévu d'essayer ça ces jours-ci...
Fred, Cne de crevette



