mirmily a écrit :
Je ne parle pas du "marine" mais est ce qu'on trouve du ctbx fait avec des bois d'ici ? En pin, peut être ?
Peuplier, en couches alternées okoumé/peuplier. Ce qui me semble débile :
1- on ne résout pas le problème "bois de chez nous", puisqu'il y a autant de peuplier que d'okoumé,
2- le peuplier, déjà, en soi, a une durabilité limitée, alors, en milieu humide, n'en parlons pas... Je ne vois pas l'intérêt de mettre du CP qui, dans quelques années, voire quelques mois, ne possédera plus que sa colle...
SVS a écrit :
j'ai le sentiment qu'en disposant les plis en diagonale, on lisse plus facilement le bordé.
Par rapport au bois moulé, on va beaucoup plus vite avec du CP : on pose plusieurs plis d'un coup, et on peut travailler des largeurs plus grandes.
Plis disposée horizontalement, verticalement, ou en diagonale : le lissage est sensiblement le même. La pose en diagonale est sensiblement plus complexe et plus longue, surtout sur les petites unités. La pose en diagonale permet une triangulation différente et une reprise des efforts mieux adaptée, donc, par conséquent, une résistance meilleure à épaisseur égale.
Avec le CP, on peut effectivement travailler sur de plus grandes largeurs. Néanmoins, on est limité par l'élasticité du matériau. Donc, là où les courbures sont plus prononcées en plan et en élévation (poupe "norvégienne", proue, retour de galbord, etc.), on ne peut pas faire autrement que de travailler en petites largeurs. Il en sera de même sur l'intégralité des petites unités.
SVS a écrit :
Ceci dit, le présent fil m'a conduit à re-réfléchir aux différentes techniques. Un autre avantage du strip planking, non encore évoqué ici, c'est la flottabilité. En augmentant un peu l'épaisseur du bordé et en utilisant un bois très léger (épicéa dans mon cas), on augmente les propriétés mécaniques du bordé (au point de pouvoir se passer de membrures et de lisses) et on dispose des réserves de flottabilité dont on a besoin pour la division 240.
C'est précisément un des objectifs premiers du strip-planking.
Le "vrai" strip-planking se construit sur mannequin, que l'on démonte intégralement une fois la stratification extérieure faite et la coque retournée, posée dans un conformateur. On stratifie alors l'intérieur de la coque puis on construit les aménagements intérieurs, sans qu'il soit question de membrures. Par dessus les aménagements, on construit le pont, en général en CP. En dernier, on stratifie le pont, en assurant une liaison avec l'extérieur de la coque.
Le strip-planking se résume effectivement en une construction sandwich, avec tous les avantages de facilité de mise en œuvre (même pour des formes complexes), de rapidité d'exécution, de rigidité finale, de coût raisonnable et de poids plume. Après, pour la question de durabilité... on verra bien... De toutes façon, ce ne sera pas pire que le plastoc ou même le carbone...
Padélis-Célakélos a écrit :
F. Vivier , à la place des bois exotiques, utilise du CP de Boulot Finlandais.
Ce boulot là s'écrit bouleau, et il coûte la peau des fesses... Par contre, effectivement, il n'y a pas mieux. C'est d'ailleurs le CP favori utilisé en aéronautique, où l'on descend à des épaisseurs de 0,8mm, en trois plis, et 1,5mm en cinq plis.